À propos des données
Méthodologie.
Comment Mitoyens assemble ses données, ce que les chiffres veulent dire, et ce qu'ils ne disent pas — c'est-à-dire ce que la norme rend acceptable sans le dire.
01
Sources
Trois jeux de données publiques, assemblés au build et servis statiquement :
- IGN — Registre Parcellaire Graphique (RPG) pour les parcelles agricoles, fond cartographique WMTS.
- Agence Bio — Cartobio, parcelles certifiées en agriculture biologique (statuts AB / C1 / C2 / C3).
- Eaufrance — Banque Nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés (BNVD), millésime 2024.
Fonds de carte : couche raster WMTS de la Géoplateforme IGN (LANDUSE.AGRICULTURE2024, qui colorise les parcelles RPG 2024) et fond de base OpenStreetMap (© contributeurs OpenStreetMap, ODbL).
02
Dates de mise à jour
Chaque jeu de données a son propre cycle de publication. Une mise à jour nécessite un rebuild complet du site.
- BNVD — millésime 2024, arrêté au 31 décembre 2024. Publié par l'OFB sur data.eaufrance.fr. Fréquence officielle : annuelle (données N−1 publiées en fin d'année N).
- RPG IGN v3 — millésime 2024-01-01. Registre Parcellaire Graphique complet (parcelles agricoles, cultures, surfaces). Fréquence : annuelle.
- CartoBio— millésime 2024. Parcelles certifiées en agriculture biologique, publiées par l'Agence Bio. Fréquence : annuelle, mise à jour par campagne de contrôle.
- Indice Rigal & Perrot — édition 2025(données 2013–2022), publié en accès ouvert sur Dryad (CC0). La prochaine version dépend d'une nouvelle publication scientifique.
03
Limites BNVD
La BNVD recense des ventes de substances actives, déclarées soit par les distributeurs (vue département), soit par les exploitants acheteurs (vue code postal). Ce n'est ni l'usage réel sur les parcelles, ni la quantité épandue à un endroit donné. Conséquence directe : le total département et la somme des codes postaux d'un même département ne sont pas censés s'égaler.
04
Perturbateurs endocriniens
L'indicateur « Perturbateurs endocriniens » sur les fiches département et code postal somme les ventes BNVD 2024 des substances actives classées « endocrine disruptor » (ED) avéré par l'EFSA, sur au moins un axe (santé humaine ou organismes non-cibles), selon les critères du Règlement (UE) 2018/605 modifiant l'Annexe II du Règlement (CE) 1107/2009.
La liste source est le fichier « Overview of the ED assessment of pesticide active substances » publié par l'EFSA, version du 6 novembre 2025. Sur les 143 substances évaluées à ce jour, 21 sont classées ED avéré ; 14 d'entre elles apparaissent dans les ventes BNVD France 2024 et représentent environ 2 % du volume total (≈ 1 600 tonnes/an).
Limite : la liste EFSA évolue tous les ~6 mois. Les substances en cours d'évaluation (verdicts « Additional testing » ou « Ongoing ») ne sont pas comptées tant que la conclusion n'est pas finalisée. Une mise à jour manuelle de la liste est prévue à chaque parution d'un nouveau report.
05
Propriétés des substances actives
Au-delà de leur tonnage vendu (BNVD) et de leur statut de perturbateur endocrinien (EFSA), chaque substance active est caractérisée par des valeurs réglementaires de référence et des seuils de toxicité écotoxicologique. Mitoyens enrichit les fiches BNVD avec ces valeurs, issues d' EFSA OpenFoodTox 3.0 (avril 2026, licence CC-BY 4.0). OpenFoodTox consolide les évaluations scientifiques EFSA de 7 880 substances chimiques. 184 des 219 substances de notre liste prioritaire BNVD y sont présentes (84 %).
Toxicité humaine
L'ADI (Acceptable Daily Intake) est la dose journalière qu'un humain peut ingérer toute sa vie sans risque, exprimée en mg/kg de poids corporel. L'ARfD (Acute Reference Dose) est la dose ponctuelle qu'on peut absorber en 24 h sans effet aigu. L'AOEL/AAOEL concerne les opérateurs agricoles (chronique et aiguë). Plus la valeur est basse, plus la substance est jugée dangereuse. Couverture : ADI pour 137 substances, ARfD pour 91.
- 01Tembotrione4.0e-4 mg/kg bw/day
- 02Sulcotrione4.0e-4 mg/kg bw/day
- 03Abamectin0.0012 mg/kg bw/day
- 04Lambda-Cyhalothrin0.0025 mg/kg bw/day
- 05Cyhalofop-butyl0.0030 mg/kg bw/day
- 01Tefluthrin0.0050 mg/kg bw
- 02Lambda-Cyhalothrin0.0050 mg/kg bw
- 03Terbuthylazine0.0080 mg/kg bw
- 04Deltamethrin (cis-deltamethrin)0.010 mg/kg bw
- 05Fluazifop-P-butyl0.017 mg/kg bw
Toxicité pour les abeilles
EFSA reporte trois mesures : LD50 orale aiguë (dose tuant 50 % des abeilles testées par ingestion), LD50 contact aiguë (par contact cutané), et LD50 chronique orale (exposition répétée). Unité standard : µg/abeille. Plus la dose létale est basse, plus la substance est toxique. Couverture LD50 orale : 114 substances ; LD50 contact : 110.
- 01Abamectin0.0040 µg/bee
- 02Etofenprox0.024 µg/bee
- 03Spinosad0.057 µg/bee
- 04Cyantraniliprole0.11 µg/bee
- 05Aluminium phosphide0.24 µg/bee
Toxicité pour la vie du sol
Les arthropodes du sol (vers de terre, collemboles, acariens du sol) sont les indicateurs réglementaires de la « vie du sol » qui assure la fertilité et la dégradation de la matière organique. EFSA reporte des NOEC long terme (No Observed Effect Concentration) en mg de substance par kg de sol sec. Couverture faible : 27 substances seulement. OpenFoodTox 3.0 ne couvre pas cet endpoint pour la majorité des pesticides agricoles — la donnée numérique existe dans les dossiers IUCLID 6 sous-jacents, mais n'est pas dans l'export consolidé.
- 01Flufenacet0.36 mg/kg soil dw
- 02Ethephon0.56 mg/kg soil dw
- 03Mepiquat chloride1.44 mg/kg soil dw
- 04Rimsulfuron1.98 mg/kg soil dw
- 05Tritosulfuron5.00 mg/kg soil dw
Mobilité dans l'environnement
Deux propriétés physico-chimiques aident à comprendre comment une substance se déplace après épandage. La pression de vapeur (en Pascals) indique la propension à se volatiliser — plus elle est élevée, plus la substance dérive dans l'air après pulvérisation. La solubilité dans l'eau (en g/L) indique le potentiel de lessivage vers les nappes et cours d'eau — plus elle est élevée, plus la substance migre. Couverture : pression de vapeur pour 135 substances ; solubilité eau pour 139.
Limite importante : OpenFoodTox 3.0 ne contient pas les valeurs numériques de persistance dans les sols (DT50) ni l'indice de mobilité GUS. Ces deux indicateurs sont déterminants pour évaluer la rémanence d'une substance et son risque de lessivage, mais ils nécessitent un parsing des dossiers IUCLID 6 sources de l'EFSA — chantier reporté en v2 du site.
Limites et choix de valeurs
Lorsque plusieurs études existent pour un même couple substance × endpoint, Mitoyens retient la valeur la plus protectrice (ADI la plus basse, LD50 abeille la plus faible). C'est un choix conservateur : l'utilisateur final voit le seuil le plus exigeant. Les valeurs avec unité ambiguë (codes « other » sans précision dans OpenFoodTox) sont écartées au moment de l'extraction.
Citation à utiliser : Benfenati, E. et al. (2026). Further development and update of EFSA's Chemical Hazards database: OpenFoodTox 3.0. EFSA Supporting Publications. DOI : 10.2903/sp.efsa.2026.EN-10099. Licence CC-BY 4.0 — redistribution autorisée avec attribution. Données extraites de la version du 2026-04 le 2026-05-26.
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Limites bio
Cartobio ne couvre que les parcelles déclarées par des exploitants engagés dans la certification. Une parcelle non bio peut être en conversion non déclarée, en agriculture raisonnée, ou simplement pas encore renseignée. L'absence d'une parcelle bio sur la carte ne dit rien de ses pratiques réelles.
07
Dédup Cartobio / RPG BIO
Les parcelles bio apparaissent à la fois dans Cartobio (source de référence, mise à jour annuelle) et dans le RPG (sous-ensemble BIO). Pour éviter de double-compter, on retient Cartobio comme source canonique et on retire du RPG les polygones qui s'intersectent. La règle de fusion est documentée dans l'ADR 0001.
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Indice d'exposition combiné
La home et certaines fiches s'appuient sur l'indice d'exposition combiné publié par Rigal & Perrot (2025), dans Scientific Data (Nature, vol. 12, art. 512). Cet indice croise les ventes BNVD avec des mesures terrain dans l'air et dans les eaux de surface sur la période 2013-2022, à la maille commune × année, sur les substances actives classées dangereuses.
Le jeu de données est publié en accès ouvert sur Dryad (CC0 1.0, domaine public). Ce que ça change par rapport à BNVD seul : on ne lit plus uniquement « ce qui s'est vendu chez le distributeur », mais une estimation de pression pesticide validée par des relevés environnementaux. Le caveat historique « ventes ≠ usage » de la BNVD s'en trouve atténué — sans disparaître.
Agrégation au département. Pour la home, la grille 1×1 km publiée par Rigal & Perrot est intersectée avec les contours départementaux (IGN ADMIN-EXPRESS COG-CARTO 2026, EPSG:2154 Lambert-93). On calcule pour chaque département une moyenne d'exposition pondérée par la surface des cellules dont le centroïde tombe à l'intérieur du polygone (SUM(expo × area) / SUM(area)). La population n'entre pas dans la pondération : l'indice mesure une pression environnementale, pas un risque sanitaire individuel.
Agrégation au code postal. Depuis mai 2026, la même méthodologie est appliquée à l'échelle code postal (≈ 6 000 CPs métropolitains). Les polygones de CP sont obtenus en fusionnant les communes ADMIN-EXPRESS rattachées au CP dans la base hexasmal de La Poste, puis rangés dans les mêmes 5 quintiles que les départements. Les codes postaux trop petits pour la grille R&P (moins de 5 cellules — typiquement les arrondissements de Paris, Lyon, Marseille) basculent sur la valeur du département, avec mention explicite sur la fiche commune. Les DROM ne sont pas couverts par Rigal & Perrot ; la fiche affiche alors « Indice non couvert outre-mer ».
- DOI dataset Dryad — 10.5061/dryad.g4f4qrg0p
- Citation complète : Rigal S, Perrot T (2025). Pesticides in France: ten years of combined exposure to active substances in land, air and surface water. Scientific Data 12, 512.
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Exposition combinée (1 × 1 km)
La page Autour de moi et les fiches commune / département affichent un indice d'exposition estimé à la maille 1 × 1 km, dérivé du même jeu de données Rigal & Perrot 2025. La différence avec la choroplèthe départementale ci-dessus : on ne moyenne pas l'indice par dept, on l'expose tel quel pour la cellule où vous vous trouvez.
Comment c'est calculé. Pour chaque substance suivie par les AASQA (≈ 100 molécules en France métropolitaine, à partir de 2013), Rigal & Perrot ont réalisé un krigeage de la concentration atmosphérique avec comme covariable l'intensité d'usage des sols (BNVD × RPG). Le modèle interpole la concentration sur une grille de 1 × 1 km couvrant la France métropolitaine (548 472 cellules). L'indice combiné est ensuite la somme de trois cartes standardisées entre 0 et 1 : cette concentration atmosphérique, la concentration dans les eaux de surface, et l'intensité de traitement des sols agricoles (eTII — quantités vendues rapportées à l'efficacité et à la surface agricole). La population n'entre pas dans le calcul.
Top 3 substances CMR. Pour la pop-up qui s'affiche au clic sur une cellule, on filtre les substances CMR (Carcinogènes, Mutagènes, Reprotoxiques — classification issue de la BNVD 2024) et on retient les trois concentrations les plus élevées dans la cellule pour 2022. Les noms affichés sont les libellés français standardisés (glyphosate, prosulfocarbe, etc.).
Percentile. Le percentile (« plus exposée que N % du territoire ») compare l'indice de la cellule à la distribution nationale complète, via une LUT 101-buckets précalculée sur les 548 472 cellules métropole. Un percentile p64 signifie : 64 % des cellules françaises ont un indice inférieur.
Limites à garder en tête.
- Estimation, pas mesure. Le krigeage interpole entre des stations AASQA inégalement réparties. La valeur affichée pour votre cellule a une incertitude qui n'est pas reportée à ce stade.
- Échelle 1 km. Une cellule fait 100 hectares — la pulvérisation locale d'une parcelle voisine peut différer significativement de la moyenne cellule. Pour un suivi adresse-précis, seuls les capteurs personnels ou les campagnes ponctuelles AASQA peuvent trancher.
- Couverture métropole uniquement. Les DROM ne sont pas modélisés par Rigal & Perrot (stations AASQA insuffisantes pour le krigeage). La pop-up affiche alors « Donnée indisponible ».
- Millésime 2022. L'année 2022 est la plus récente du dataset Dryad. La distribution des pesticides évolue d'année en année — un re-build sera nécessaire à chaque nouvelle publication R&P.
Source de la classification CMR : registre BNVD 2024 (Eaufrance). Source des concentrations krigées : Rigal & Perrot, Dryad doi:10.5061/dryad.g4f4qrg0p (CC0).
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Carte communale Adonis
L'association Solagro maintient depuis plusieurs années Adonis, une carte communale d'usage modélisé des pesticides à partir de l'IFT (Indice de Fréquence de Traitement). Sa méthodologie croise BNVD × RPG × enquêtes pratiques culturales × données Agence Bio pour reconstituer l'effort de traitement moyen par commune et par type de culture. La mise à jour 2024 couvre désormais les DOM-TOM.
Différences avec Mitoyens : Adonis modélise un usage (IFT), alors que la home Mitoyens rend l'exposition combinée Rigal & Perrot (ventes + air + eau). Les deux lectures sont complémentaires — consultez Adonis si vous cherchez une estimation par type de culture sur votre commune. Le dataset Adonis n'est pas redistribué ici (licence CC BY-NC-SA, accès sur demande auprès de Solagro).
Validation croisée : nous avons recoupé l'indice Rigal & Perrot avec les valeurs Adonis 2020-2022, agrégées au département et pondérées par la SAU communale. La corrélation est forte et stable d'une année sur l'autre : Spearman ρ ≈ 0,86 (95 départements métropole + Corse, IFT total). Les rares divergences se concentrent sur les départements viticoles, où Adonis remonte un IFT élevé (passages nombreux) que Rigal & Perrot pondère par dangerosité — les deux indices sont valides, ils ne mesurent simplement pas la même chose.
Source : Carte Adonis des pesticides, Solagro, 2024.
- Consulter la carte interactive Adonis sur solagro.org
- Solagro (2024). Méthodologie de calcul de l'indicateur de fréquence de traitement phytosanitaire par commune, version du 4 novembre 2024.
- Solagro (2024). Carte Adonis présentant par commune l'usage des pesticides au travers de l'indice de fréquence de traitement (IFT) — Évolutions 2020-2022, 4 novembre 2024.
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Mesures atmosphériques (PhytAtmo)
L'indice Rigal & Perrot est un modèle. Pour vérifier qu'il corrèle avec la réalité atmosphérique mesurée, nous l'avons confronté à PhytAtmo, la base nationale des concentrations de pesticides dans l'air ambiant maintenue par Atmo Franceet les Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA). La version utilisée (juillet 2025, mise à jour 2025-12-19) cumule 994 257 mesures hebdomadaires sur 183 communes pour 349 substances, entre 2002 et 2023.
Méthodologie du recoupement : filtrage sur la période 2020-2022pour matcher l'analyse R&P, pré-agrégation Python (XLSX → CSV par INSEE × substance), puis agrégation au département de la concentration moyenne par échantillon (Σ ng/m³ ÷ Σ échantillons). Jointure inner avec l'indice R&P sur le code département, calcul Pearson r et Spearman ρ.
Résultat principal : sur 36 départements appariés (47 sites AASQA cumulés), Spearman ρ = 0.64 et r = 0.61. Convergence partielle, plus modérée que la validation Adonis (ρ ≈ 0,86) — attendu, car ce que mesure PhytAtmo (concentration au temps t, fenêtre de 7 jours par échantillonneur passif) et ce que pondère R&P (toxicité × volume vendu × surface annuelle) ne sont pas le même objet physique. Que la corrélation pointe néanmoins dans la même direction est en soi un signal.
Top 5 départements R&P en couleur pleine ; régression linéaire en pointillés. Voir le rapport spike pour les détails par substance.
Biais à garder en tête: les sites AASQA ne sont pas uniformément distribués sur le territoire. Ils ciblent zones urbaines, périurbaines et certains hotspots agricoles (vignobles, vergers céréaliers). Le Massif central, la Lozère et la Creuse sont sous-représentés. Une corrélation imparfaite reflète donc autant un défaut d'échantillonnage qu'une divergence de modèle. Par ailleurs, le glyphosate est absent du panel AASQA standard(substance polaire, peu volatile, non détectable avec les protocoles passifs courants) : ce n'est pas un biais du spike mais une limite intrinsèque de la mesure atmosphérique des herbicides systémiques.
Lecture substance par substance — les corrélations les plus fortes s'observent pour les molécules à panel de mesure large et à dispersion atmosphérique documentée :
| Substance | Spearman ρ | Pearson r | Détections / échantillons |
|---|---|---|---|
| Prosulfocarbe | 0.56 | 0.58 | 1 033 / 2 797 |
| Diflufenicanil | 0.56 | 0.63 | 457 / 2 796 |
| Pendimethaline | 0.51 | 0.35 | 2 106 / 2 796 |
| Triallate | 0.47 | 0.46 | 1 257 / 2 797 |
| Propyzamide | 0.43 | 0.44 | 642 / 2 796 |
| Chlorothalonil | 0.43 | 0.35 | 248 / 2 797 |
- PhytAtmo · base de surveillance des pesticides dans l'air par les AASQA (data.gouv.fr)
- Atmo France et Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air. PhytAtmo, mise à jour v07-2025 (2025-12-19). Licence Ouverte (Atmo France et AASQA).
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Mesures dans l’eau (Naïades)
À côté de l'indice modélisé, on affiche ce qu'on mesure réellement dans les cours d'eau. Source : Naïades, le réseau de surveillance des eaux de surface (agences de l'eau), via le diagnostic territorial de la stratégie Ecophyto 2030publié par le Système d'Information sur l'Eau — agrégé par station × substance × année sur 2019-2023, sous Licence Ouverte 2.0.
Pour chaque commune, on rattache la station de mesure la plus proche, à moins de 10 kmdu centre (92,5 % des communes métropolitaines sont couvertes ; au-delà, la carte indique l'absence de station). On affiche le nombre de substances détectées, combien ont dépassé leur seuil réglementaire(Norme de Qualité Environnementale), et leurs classes de danger (CMR, perturbateur endocrinien, toxicité aquatique).
Validation croisée : au niveau départemental, le taux de dépassement de seuil corrèle avec l'indice Rigal & Perrot à Spearman ρ ≈ 0,63(Pearson r ≈ 0,67, 96 départements). Convergence partielle — la mesure dans l'eau n'est donc pas un doublon du modèle, mais un signal complémentaire indépendant.
Limites à garder en tête: le réseau de stations est épars — la rivière surveillée n'est pas forcément celle au pied du champ voisin, et la distance est toujours affichée. Le nombre de substances détectées dépend aussi de l'intensité d'analyse propre à chaque station. Enfin certaines molécules retrouvées sont des rémanences anciennes(organochlorés interdits depuis des décennies, comme le DDT), pas des épandages actuels. Les relevés s'arrêtent à 2023 ; une bascule vers l'API Hub'Eau (relevés en continu) est prévue.
- Dépassements de seuils en pesticides dans les cours d'eau — diagnostic Ecophyto 2030 (SIE, data.gouv.fr)
- Données de surveillance : Naïades / agences de l'eau, diffusées via Hub'Eau. Licence Ouverte 2.0.
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Écoles & champs à proximité
Pour chaque école d'une commune, on liste les parcelles agricoles les plus proches (distance, direction, culture), dans un rayon de 500 m. Périmètre : écoles primaires (maternelle, élémentaire, primaire) de France métropolitaine.
- Établissements— Annuaire de l'Éducation nationale (open data). La position est affinée via OpenStreetMap (bâtiment scolaire) quand un appariement par nom et proximité existe — le cas de ~97 % des écoles ; sinon l'adresse de l'Annuaire est conservée. Les écoles géocodées au seul niveau communal sont écartées.
- Cultures— Registre Parcellaire Graphique (RPG 2024, IGN). La distance et les cultures sont calculées depuis la position retenue de l'école. Les parcelles déclarées en agriculture biologique (RPG_BIO) portent un repère bio.
Ce que ça ne dit pas: le RPG recense l'occupation du sol déclarée à la PAC, pas les traitements. Une culture proche n'est donc pas une preuve d'épandage ni d'exposition — c'est un contexte factuel.
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Traitements par culture
À partir des cultures dominantes d'une commune, on cherche à dire ce qui est typiquement utilisé et à quelle intensité— sans jamais prétendre savoir ce qui est épandu sur une parcelle précise. C'est une inférence statistique contextuelle, pas une mesure : aucun registre d'épandage géolocalisé n'existe en France.
Le profil croise trois sources publiques, chacune à son échelle :
- Substances autorisées — catalogue E-Phy de l'ANSES (table des usages autorisés). Pour une culture donnée, la liste des substances qui ont le droitd 'y être employées au niveau national. Large par nature : on ne l'affiche jamais seule, car autorisé ne veut pas dire épandu.
- Achats réels — BNVD (ventes des distributeurs), au niveau du département. On retient l'intersection : les substances à la fois autorisées sur la culture eteffectivement achetées dans le département, classées par tonnage. Le département — et non le code postal — est la maille honnête : le code postal de l'acheteur pointe souvent vers une coopérative ou un distributeur, ce qui fausserait les communes agricoles.
- Intensité — IFT moyen national par culture (Agreste, Pratiques culturales en grandes cultures 2021), traduit en un palier qualitatif : faible (IFT < 3), modéré (3 à 9), intense (≥ 9). Jamais le chiffre brut. Les cultures hors enquête grandes cultures (vigne, vergers, légumes) n'ont pas de palier.
La jointure entre E-Phy et la BNVD se fait par identité de substancenormalisée (nom mis à plat, sels et formulations retirés), car la table d'usages d'E-Phy est indexée par nom ; le numéro CAS faisant foi est repris de la BNVD. Plusieurs codes de culture qui partagent une même liste de substances (blé tendre, blé de printemps, épeautre → Blé) sont regroupés en une seule fiche.
Répartition dans le site : la fiche communen'affiche que les cultures dominantes et leur palier d'intensité (un attribut de la culture, qui varie d'une commune à l'autre par le mélange cultural) ; le détail des substances vit sur la page département, à sa maille naturelle. Les noms de substances ne remontent jamais dans les fiches d'écoles : nommer un produit « à côté d'une école » serait un raccourci accusatoire que la donnée ne permet pas.
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Contact
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Remerciements
Ce projet n'existerait pas sans le travail de fond, mené depuis des années, des équipes de Générations Futures sur les pesticides et de Géophyto sur la cartographie des usages. Merci également aux contributeurs des données ouvertes IGN, Agence Bio et Eaufrance, qui rendent ce genre de croisement possible.