La démarche
Une carte, pas une signature.
Mitoyens assemble des données publiques pour montrer ce que la réglementation prévoit autour des parcelles agricoles. L’équipe garde un anonymat assumé, pas subi. Ce qui doit être vérifiable, c’est la méthode, pas les visages.
Pourquoi l’anonymat
Les pesticides touchent à la santé : c’est un sujet sensible, suivi de près par une filière agricole et chimique puissante. Pour le traiter sereinement, l’équipe éditoriale de Mitoyens choisit l’anonymat. Ce n’est pas une dérobade : la loi française pour la confiance dans l’économie numérique autorise un éditeur non professionnel à ne pas publier son identité, à condition de la confier à l’hébergeur — ce que nous faisons.
En échange, nous compensons cet anonymat par tout le reste : des sources ouvertes et citées, une méthode écrite, des limites reconnues et une adresse pour nous corriger. La confiance ne vient pas d’un nom, elle vient de pièces que vous pouvez vérifier vous-même.
Comment on calcule
Chaque couche de la carte vient d’un jeu de données public, parmi lesquels les parcelles agricoles de l’IGN (RPG), les parcelles bio de l’Agence Bio (Cartobio), les ventes de pesticides d’Eaufrance (BNVD), l’indice d’exposition de l’INRAE (Rigal & Perrot), les mesures dans l’air d’Atmo France (PhytAtmo) et la toxicité des substances de l’EFSA (OpenFoodTox). Rien n’est inventé, rien n’est estimé à la main.
Le détail — formules, millésimes, règles de déduplication, licences — est public et opposable : lire la méthodologie complète. Mitoyens est aussi déclaré comme réutilisation de ces jeux de données sur data.gouv.fr, où chacun est listé.
Le site est financé sur les deniers personnels de ses auteurs : ni dons, ni subventions, ni publicité, rien à vendre, aucun partenariat. Ses auteurs n’ont aucun lien d’intérêt avec une entreprise ou une organisation du secteur agricole, agrochimique ou de leurs opposants. C’est la seule garantie d’indépendance qu’un site anonyme puisse offrir, alors elle est écrite.
Comment on vérifie
Une donnée n’entre sur la carte que si sa source est publique et datable. Les chiffres sont recoupés entre jeux indépendants — par exemple les ventes BNVD avec les usages autorisés (E-Phy) pour ne garder que les substances à la fois permises et réellement achetées sur le territoire. Chaque page porte la date de son dernier millésime de données.
Quand une donnée est trop incertaine pour une commune, on le dit sur la page plutôt que d’afficher un faux chiffre précis. Le doute est une information, pas un défaut à masquer.
Ce qu’on ne sait pas
Aucune de ces données ne mesure votre exposition personnelle. Quatre limites que nous gardons en tête, et que vous devriez garder aussi :
- Les achats ne sont pas l’épandage
- La BNVD recense les ventes de pesticides par code postal de l’acheteur, pas ce qui est pulvérisé sur la parcelle voisine. Un acheteur peut traiter ailleurs ; un code postal couvre plusieurs communes.
- L’indice est modélisé, pas mesuré chez vous
- L’indice Rigal & Perrot agrège une exposition estimée dans l’air et les eaux de surface avec une intensité de traitement agricole modélisée. C’est une pression de territoire, pas un relevé devant votre fenêtre.
- La station d’eau n’est pas le champ d’à côté
- Les dépassements de seuil viennent de la station de mesure la plus proche, parfois à plusieurs kilomètres, et dépendent de l’intensité des analyses qui y sont menées.
- Une parcelle non bio n’est pas un score
- Afficher une parcelle conventionnelle nomme la source possible de produits de synthèse — pas une exposition propre à cette parcelle. La dérive de pulvérisation ignore les limites cadastrales.
Signaler une erreur
Une erreur ? Une source qui manque ?
Un chiffre vous semble faux, une commune mal couverte, un jeu de données public qui manque ? Écrivez-nous — on corrige et on cite.
contact@mitoyens.fr